D’où viennent les commissaires priseurs ?

Le grand public connait-il bien les commissaires priseurs ?

La profession est très ancienne, Pline l’Ancien nous raconte dans un de ses récits, une vente aux enchère qui s’est déroulée en l’an 146 av . J.C.Un peu plus de deux siècles plus tard, la lave du Vésuve figera, la vie des habitants de Pompéi, et notamment, la maison du commissaire priseur  (auctionnator) où l’on retrouvera lors de fouilles des tablettes décrivant les ventes aux enchères que Cecilius Jucundus effectuait avant la catastrophe.

Le processus était à l’époque le même que maintenant, à savoir:

affiches annonçant la vente et ses conditions et présence de crieurs.

Il faudra attendre le XIIIe siècle et Saint Louis pour que la profession revienne à l’ordre du jour. Les désordres qui suivent la chute de l’empire Romain ainsi que  les invasions Barbares, ont perturbés les conditions économiques et dés lors , l’art n’est cultivé que dans les monastères. Ainsi donc, la profession de nouveau réglementée, les ventes connaissent en France un grand essor et au XVIe siècle, Henri II crée dans tout le royaume des offices de priseurs- vendeurs à qui l’on impose d’être expérimentés et connaisseurs. Au XVIIIe siècle, apparait le titre de commissaire-priseur.

C’est l’âge d’or de la profession, les amateurs d’art se multiplient, on vend partout, en plein air, dans des hôtels particuliers, dans des couvents. Les vacations commencent à 14 ou 15 heures, peuvent suivre l’ordre d’un catalogue et peuvent être assistées d’un expert. La révolution bouleverse la profession et le Consulat lui redonnera une légitimité. Les véritables Salles des ventes apparaissent alors à Paris au XIXe et en 1852 l’hôtel des ventes de la rue Drouot est construit.  Dorénavant, la place de Paris sera jusqu’au milieu du XXe siècle incontournable et le marché de l’art y sera très actif.

A présent, le rôle de Paris est certes mineur concernant les statistiques, mais le marché de l’art en France, ne reste- t-il pas aux yeux de tout les amateurs comme une synthèse du bon goût et de la connaissance?

 

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